Taillés dans le cuivre pur, le costume étincelant, deux hommes, les Cityzens, se tiennent immobiles dans la nuit tombante. Tout en eux évoque l'univers quotidien du businessman. Mais dès les premiers mouvements ils nous téléportent dans un espace parallèle, hors du temps, où le geste quotidien devient chorégraphie. Leur dialogue n'est plus que gestuel et tourne à l'étrange et l'inattendu. Les ruptures de rythme ponctuent inlassablement leurs mouvements lents, leurs échanges s'inscrivent dans l'espace citadin comme un nouveau regard sur la ville. Le ballet du quotidien devient alors un spectacle décalé de la réalité.